Dans le cadre de la rénovation de la Villa Vincent à Thônex, bâtiment moderniste des années 1930 aujourd’hui réaffecté en guichet communal, Metallover a été mandaté pour la restauration et la reconstitution des éléments métalliques et verriers. Une intervention menée en étroite collaboration avec l’architecte en charge de la réalisation, Daniel Bonvin, et l’Office du patrimoine et des sites (OPS), où l’attention portée au détail a guidé chaque étape du projet.
La Villa Vincent occupe une place particulière dans le paysage architectural thônésien. Construite en 1932, elle incarne parfaitement les principes de l’architecture moderne, avec une composition fondée sur la clarté des volumes, la finesse des structures métalliques et de larges ouvertures en façade. Lors de sa rénovation récente, la commune a souhaité lui attribuer une fonction publique en l’intégrant au dispositif d’accueil du guichet communal, tout en préservant son identité architecturale.
Le projet, confié à l’architecte Wilfried Schmidt de l’agence In-deed, s’est développé dans un contexte délicat, marqué par des exigences parfois contradictoires entre performance énergétique et conservation patrimoniale. La priorité accordée à la valeur historique du bâtiment a orienté les choix vers une restauration fidèle, fondée sur l’étude des états d’origine et la restitution des éléments caractéristiques des années 1930.
Dans ce cadre, Metallover est intervenu dès les phases d’estimation puis en exécution pour l’ensemble des ouvrages métalliques et verriers. Les travaux ont concerné les menuiseries extérieures, les grandes baies vitrées coulissantes, les fenêtres de sanitaires et de bureaux, ainsi que divers éléments secondaires tels que puits de lumière, garde-corps et dispositifs d’accueil.
L’approche retenue repose sur une conservation maximale des structures existantes. Les cadres métalliques d’origine ont été maintenus chaque fois que possible, restaurés et adaptés afin d’intégrer des performances thermiques actuelles, notamment grâce au remplacement des vitrages par du double vitrage à haut rendement. Cette adaptation a permis de préserver la lecture des profils d’époque tout en répondant aux exigences d’usage contemporain.
L’un des enjeux majeurs concernait la grande baie vitrée principale, élément emblématique du projet, dont les proportions et la finesse des profils ont été soigneusement respectées. Plusieurs dispositifs spécifiques — stores, rails discrets, vitrages armés d’origine — ont également été conservés ou restaurés, sur la base de décisions concertées entre l’architecte, les artisans et les autorités patrimoniales.
La collaboration entre les différents intervenants, notamment les équipes de conception et les spécialistes du chantier, a joué un rôle central dans la réussite de l’opération. Les choix techniques ont souvent émergé directement sur site, au contact des éléments existants, dans une logique d’ajustement continu entre contraintes constructives et intention architecturale.
Ce type de projet illustre la nature particulière des interventions sur le patrimoine moderne : ni reconstruction, ni transformation radicale, mais un travail de précision où prédomine l’idée de continuité historique. Dans cette perspective, la Villa Vincent rejoint d’autres réalisations récentes de Metallover, pour qui la restauration de structures métalliques historiques constitue un axe d’expertise reconnu, notamment dans les bâtiments publics et patrimoniaux du canton de Genève.
Livrée après environ quatorze mois de travaux, la Villa Vincent retrouve aujourd’hui sa fraîcheur en conservant l’essentiel de son langage architectural d’origine. Une opération qui confirme l’importance d’un dialogue étroit entre architectes, maîtres d’ouvrage et entreprises spécialisées dans la restauration fine des ouvrages métalliques et verriers.