Une nouvelle vie pour les poignées genevoises, signé Metallover

Avec ces arcades commerciales caractéristiques, dont beaucoup ont plus de cent ans, Genève possède un remarquable patrimoine architectural. Le programme d’assainissement énergétique des embrasures en façade de la Ville destine un grand nombre d’entre-elles à une restauration dans les règles de l’art, dont Metallover s’est fait la spécialiste. Certaines questions se posent notamment lorsqu’il est nécessaire de remplacer la porte de la devanture : comment adapter les poignées genevoises traditionnelles aux nouveaux boitiers de serrure ? Faut-il remplacer ces petites merveilles par de nouveaux ensembles ou les préserver moyennant une nécessaire adaptation technique et ergonomique ? Nous avons fait notre choix.

Léonard DuPasquier, ferronnier membre du Groupe d’Artisans du Métal, et Siddartha Berns, Assistant HES académique à la HEIG-VD, ce sont joint à nous pour solutionner l’inadéquation de ces poignées genevoises typiques avec, non seulement les boîtiers modernes, mais aussi les usages ergonomiques actuels. Les modèles de la fin du XIXe siècle et du début du XXe étaient en effet d’une étonnante finesse (pour ne pas gêner la fermeture des volets repliables) avec une surface de prise en main inférieure de 3 cm en longueur, à celle d’aujourd’hui.

Mais, par quel bout prendre ces poignées ?
Considérant l’ensemble des éléments du bâti, de la façade aux embrasures, en passant par les structures métalliques des arcades, tout dans cette architecture genevoise traditionnelle, possède une cohérence. Ces merveilleuses serrures et leurs poignées typiques participent de cet équilibre et d’une certaine manière, signent le bâtiment.
Nous nous sommes donc lancés dans le projet d’en reproduire les poignées à l’identique, mais dans un nouveau rapport longueur/épaisseur. Après avoir scanné un modèle , Siddartha l’a « augmenté » par homothétie dans un premier temps, pour l’harmoniser ensuite dans son épaisseur. Nous avons été immédiatement séduits par le premier prototype imprimé en 3D. La solution est là, rendue possible par une technologie de pointe au service de la tradition !

De l’impression 3D au prototype en bronze
Nous devions vérifier le poids et la prise en main de la poignée dans son nouveau format. Leonard nous a délivré un splendide prototype en bronze, destiné lui-même à être retouché pour réaliser le moule final. Nous avons ajouté à cela un travail de finition utile à redonner du contraste aux surfaces et détails usés.

Le travail sur les proportions, la solution
Face à la qualité du travail réalisé par nos aînés artisans, nous souhaitions préserver cette serrurerie proche de la perfection et son esthétique intemporelle. Maintenir vivant ce témoignage visuel et tactile encore présent dans les rues de la cité de Calvin.
Le résultat de nos prototypes répond à nos souhaits : des poignées genevoises en harmonie avec l’architecture immuable de leur temps, dans un format adapté aux exigences techniques et ergonomiques du XXIe siècle. Dès que nous aurons affiné les détails du dessin, mais aussi de prise en main, nous engagerons une production en laiton. Dans leurs nouvelles menuiseries métalliques, dont nous avons pu respecter la finesse grâce à nos profils MHB©, ces nouveaux ensembles de serrurerie apporteront une finition extraordinaire, tant fonctionnelle qu’esthétique.

Suite dans un prochain article !

 

Poignée genevoise originale

 

Poignée genevoise originale

 

Vitrine Luthier, Rue du Général-Dufour

Une montagne de panneaux solaires pour alimenter en énergie le Burning Man

Festival atypique qui dispose d’une notoriété mondiale, le Burning Man est un haut lieu créatif qui rassemble chaque année (en temps normal) plus de 75 000 participants dans le désert du Nevada. Un festival innovant qui s’est associé à la Land Art Generator Initiative pour créer le LAGI 2020 Fly Ranch : un concours pour mettre au point un espace artistique permanent sur les terrains du Burning Man.

La fidélité au pouvoir

À quatre, ils totalisent 90 ans d’activité au sein de Metallover : Ahmed, Stéphane, Florence et Stéphane comptent parmi nos plus fidèles collaborateurs. Ils apportent à notre entreprise et à nos clients la richesse de leur expérience, leur sens du service et leur grande compétence. Interview croisée de ces professionnels témoins de l’évolution de notre métier.

Qu’est-ce qui vous a amené à faire ce métier ?
Ahmed.
(61 ans, 30 ans d’ancienneté). J’ai toujours eu une préférence pour les activités manuelles. Après avoir fait un stage dans la maçonnerie, j’ai découvert la serrurerie, qui correspondait à ce que je voulais faire. Je n’ai plus quitté ce métier.
Stéphane D. (54 ans, 25 ans d’ancienneté). J’ai fait une école d’ingénieur, à Genève. Ce cursus était trop théorique à mon goût. Mon père m’a suggéré de rejoindre l’École des Arts et Métiers. J’ai suivi son conseil et me suis engagé dans un CFC, que j’ai ensuite prolongé par une formation de technicien.
Florence. (20 ans d’ancienneté). J’ai fait l’école de Commerce. Après huit ans passés dans une précédente entreprise, j’ai fait une pause de 15 ans pour m’occuper de ma famille. J’ai ensuite souhaité reprendre une activité à mi-temps. Une amie m’a alors parlé d’un poste à pourvoir chez Metallover, et j’ai postulé.
Stéphane B. (46 ans, 15 ans d’ancienneté). J’ai toujours aimé travailler de mes mains. Mon grand-père était menuisier-ébéniste et m’a transmis la passion de l’artisanat. Je m’intéressais beaucoup au travail du métal, en particulier à la soudure et je me suis logiquement orienté vers la serrurerie.

Qu’est-ce que vous avez trouvé chez Metallover pour y faire une (grande) partie de votre carrière ?
Stéphane B.
J’ai travaillé dans plusieurs entreprises différentes, où j’ai pu me former à un certain nombre de disciplines, serrurerie, charpente, façades, garde-corps. Chez Metallover, j’ai découvert une approche noble du métier, en particulier dans le design, la fabrication de meubles, l’art de la patine. Cette créativité, respectueuse de la tradition artisanale est ce que je recherche avant tout.
Ahmed. J’étais à la recherche d’un emploi. Lors de mon premier contact avec Metallover, Monsieur Julian Hofmann – père de Daniel et Frédéric – qui était à l’époque à la tête de l’entreprise, m’a proposé de faire un essai. Le climat de travail m’a immédiatement plu, et comme cela n’a pas changé au fil du temps, je suis toujours là.
Florence. La collégialité, ainsi que la variété des tâches font que l’on se sent bien ici.
Stéphane D. Ayant connu Daniel dans ma fonction de technicien, nous avons évoqué mon recrutement chez Metallover. J’ai débuté à l’atelier, pour ensuite rejoindre le bureau d’étude. L’ambiance est très agréable chez Metallover et nous réalisons un travail de grande qualité.

Que pensez-vous apporter à Metallover ?
Stéphane B.
Avoir beaucoup voyagé, mais aussi forgé mon expérience dans différentes structures, notamment en France, m’a ouvert un large champ de connaissances. Ma pluridisciplinarité et ma polyvalence sont des atouts.
Florence. Ma bonne humeur !
Stéphane D. Je fais preuve d’une certaine rigueur dans le dessin. J’apprécie également l’échange avec mes collègues et je fais tout mon possible pour fluidifier la relation entre le bureau et l’atelier.
Ahmed. Mon calme, ma rigueur, mais aussi une connaissance étendue du métier.

De manière générale, que pourrait-on améliorer dans le rapport entre les entreprises et leurs salariés ?
Ahmed.
Les travailleurs de l’atelier ne sont pas suffisamment valorisés, surtout en Suisse romande, où le statut d’ouvrier spécialisé n’est pas considéré. Si je pouvais changer quelque chose, je ferais en sorte que notre fonction soit mieux reconnue.
Stéphane D. Peut-être ouvrir les possibilités d’expérience et d’évolution, afin que, de l’atelier au management, chacun puisse s’évaluer et progresser.
Stéphane B. Optimiser les possibilités d’évolution.
Florence. Donner les moyens d’évoluer dans le cadre de son entreprise.

Dans votre métier, quel rapport entretenez-vous avec la dimension environnementale ?
Ahmed.
C’est pour moi une préoccupation de longue date. Je suis très « branché nature ». J’essaie de recourir le plus possible aux produits écologiques et je m’intéresse à tout ce qui pourrait nous permettre de réduire nos déchets. Au-delà de mon métier, je m’efforce de limiter mon empreinte carbone en roulant à vélo.
Stéphane D. Nous restons dépendants de la nature des travaux et notre profession a des progrès à accomplir vers l’alternative écoresponsable.
Stéphane B. On constate des changements positifs à tous les niveaux de la société. Nous évoluons nous aussi vers de nouvelles techniques moins polluantes. Pour ma part, à titre privé, je me déplace en trottinette ou avec les transports publics.

Comment décririez-vous Metallover à un éventuel futur client ?
Florence.
C’est une entreprise dotée d’une grande ouverture d’esprit, qui réalise un travail soigné. Frédéric et Daniel forment un duo parfait pour apporter des solutions créatives, sur tout type de projets.
Ahmed. Il est très rare qu’un client soit mécontent. Mais, si cela devait arriver, nous ferions ce qu’il faut pour qu’il soit entièrement satisfait.
Stéphane D. Nous accompagnons bien nos clients ; nous sommes là pour eux et nous les épaulons du début à la fin du projet.
Stéphane B. Tout est possible chez Metallover : nous allons au bout des choses pour trouver les solutions techniques répondant à des projets créatifs ou pour obtenir les rendus esthétiques souhaités.

Si vous étiez responsable de la réfection de la cathédrale Notre-Dame, la referiez-vous à l’identique ou privilégierez-vous une restauration créative ?
Stéphane D.
Je la laisserais en l’état.
Ahmed. Je modifierais la toiture pour la rendre plus lumineuse, pourquoi pas dans l’usage du verre.

Que diriez-vous aux jeunes qui s’intéressent à la serrurerie et à l’ébénisterie métallique ?
Ahmed. C’est un métier riche, avec une palette de possibilités extraordinaire. C’est aussi un excellent tremplin pour acquérir de la polyvalence.
Stéphane B. Un serrurier sait tout faire ; c’est une énorme valeur ajoutée à titre professionnel comme à titre privé. Avec le temps, on touche à toutes les disciplines et c’est une grande source de satisfaction.
Stéphane D. C’est un métier que l’on peut pratiquer partout, aux quatre coins du monde.
Florence. C’est un métier d’avenir, car on aura toujours besoin d’ouvriers spécialisés pour la réalisation.

Quel est votre regard sur le management particulier de Metallover, qui s’inscrit dans une logique d’engagement personnel ?
Stéphane D.
La vision de Metallover a facilité mon parcours de développement personnel, ce qui est assez rare dans notre secteur, me semble-t-il.
Stéphane B. C’est une vision très positive, qui reste néanmoins complexe à mettre en œuvre.
Ahmed. C’est un cheminement intéressant. Daniel et Frédéric restent les patrons, mais leur vision facilite la cohésion interne et une bonne logique de travail.
Florence. Daniel et Frédéric m’ont donné la liberté de m’organiser, et je me suis épanouie dans ce cadre.

Frédéric Hofmann est aussi artiste. Cela apporte-t-il une valeur ajoutée à l’entreprise ?
Ahmed.
C’est enrichissant pour nous-mêmes, mais également pour Metallover et nos clients. Frédéric nous propose des projets extraordinaires, qui nous stimulent dans la recherche de solutions techniques.